Pourquoi construire en bois ?

Ecologique

Le bois est le seul matériau de construction naturellement renouvelable et surtout renouvelé. En effet un arbre n’a besoin que de lumière, d’eau et de terre pour pousser. Une gestion durable de la ressource permet, par exemple, à la forêt européenne de s’accroître chaque année de l’équivalent d’un pays comme la Chypre. Plus près de chez nous, notre surface forestière s’accroît, chaque année, de l’équivalent de 50 000 terrains de football.

L’emploi du bois et la gestion appropriée des forêts limitent les émissions de CO2 et combattent le réchauffement climatique. En effet, pour sa croissance l’arbre absorbe du CO2, et une fois abattu, il continu de stocker ce CO2. Ainsi, un usage pérenne du matériau, comme dans la construction, permet d’agir durablement sur ce stockage. De plus, pour sa transformation, le bois nécessite peu d’énergie et est le seul matériau de construction à posséder un bilan CO2 positif.

« Consommer du bois fait du bien à notre forêt » : lorsque l’on exploite un arbre arrivé à maturité, cela permet de régénérer notre forêt. Un jeune arbre en pleine croissance stocke beaucoup plus de CO2 qu’un arbre arrivé à maturité.

   Photo : Carole Humeau
Esthétique

Le bois est le seul matériau faisant appel aux cinq sens, c’est une matière vivante, chaleureuse, respirante et agréable au toucher. C’est un matériau affectif offrant une grande diversité de couleurs et de structures.

Son association avec d’autres matériaux (pierre, verre, béton ou métal) permet d’enrichir les surfaces architecturales.

Laissé à l’état naturel, il prendra une teinte argentée plus ou moins foncée. Cette patine se stabilisera avec le temps. Mais il peut également être peint et ainsi offrir une grande liberté de tons colorés.

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Photographe : CNDB
Economique

Tout d’abord, il est essentiel de distinguer le coût de réalisation (terrain et construction) et le coût d’utilisation courante (intérêts du capital, entretien et exploitation). En effet une construction ne s’arrête pas uniquement à l’acte de construire, il est plus judicieux d’avoir une réflexion en terme de coût global (coût de réalisation et coût d’utilisation). Ainsi il est possible d’économiser sur :

  • Le terrain : la légèreté d’une structure bois peut permettre de construire sur un terrain en pente ou à faible portance. Une structure bois est 3 à 4 fois plus légère qu’une structure maçonnée sans pour autant être moins solide.
  • Les fondations : sa légèreté peut également permettre de réduire de façon notable les coûts de fondation. Cela est encore plus vrai si votre choix se porte sur une dalle bois.
  • La planification des travaux : une préfabrication avancée des éléments en atelier permet une intervention rapide sur site, évitant ainsi toute improvisation coûteuse pour le gros œuvre comme pour le second œuvre. Cela peut permettre d’économiser sur les intérêts du crédit de construction. En sachant également, qu’un chantier d’une maison ossature bois dure entre 4 et 5 mois contre 10 à 12 mois pour une construction maçonnée.
  • L’entretien : une structure bois est plus facilement remplaçable. La construction des
    parois multicouches fait que les canalisations et passages de câbles sont plus facilement accessibles. Bois en extérieur ne rime pas automatiquement avec entretien, cela dépend du type de revêtement utilisé et du choix esthétique recherché.
  • L’isolation thermique : avec un surcoût éventuel de 10 à 15 % sur le coût de la réalisation, les coûts d’exploitation peuvent être abaissés de 50 %. Les qualités isolantes du bois et la structure multicouches d’un mur à ossature bois permet d’atteindre des performances très élevées.
 
copyright : THIEBLIN Michel / DUMONT Grégoire
Photographe :
THIEBLIN Michel
Maître d’oeuvre :
DUMONT Grégoire, LEGRAND Olivier-Alexandre
Confortable

Le confort d’habitation est décisif dans le bien-être de chacun. Le bois apporte à la fois un confort visuel et psycho-sensoriel (ressenti du confort). Le bois, par ses capacités hygroscopiques, est un véritable régulateur  d’humidité, favorisant ainsi une atmosphère intérieure saine.

L’isolation thermique est également un point fondamental pour le confort : la chaleur doit rester à l’intérieur en hiver et à l’extérieur en été. La faible inertie du bois permet en hiver de réchauffer très rapidement une pièce dont les murs sont en bois. De plus de faibles ponts thermiques et une place importante de l’isolant dans l’ossature permettent d’atteindre de faibles consommations d’énergie. La faible inertie du bois oblige à porter son attention sur le confort d’été. Ainsi, outre une conception bioclimatique, une ventilation contrôlée et une inertie rapportée permettront d’obtenir de bons résultats.

Un mur ossature bois standard fini de 210 mm d’épaisseur a une capacité isolante de 20 % supérieure à un mur maçonné isolé de 330 mm. Outre les économies de chauffage (de 30 à 50 %), l’épaisseur moindre d’un mur ossature bois permet, à même emprise au sol, un gain de surface habitable de l’ordre de 5 %. Ce qui n’est pas négligeable quant on connaît le coût du foncier.

La construction bois recourt principalement à des parois multicouches avec des panneaux relativement souples qui, en termes d’isolation phonique, n’ont rien à envier à des parois beaucoup plus massives. Ainsi c’est le principe de masse-ressort-masse qui est respecté : deux parois (masses) sont séparées par un ressort (lame d’air remplie par un isolant souple) qui absorbe et disperse l’énergie sonore.

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Photographe : CNDB
Durable

Le bois est l’un des plus vieux matériau de construction comme l’attestent des structures en bois de tombeaux égyptiens vieux de 3 500 ans. Il est vrai que le bois est biodégradable et, en tant que matériau naturel, ne génère pas de déchets. D’ailleurs certains insectes et champignons en ont fait leur nourriture favorite. Toutefois, trois paramètres doivent être réunis pour qu’il y ait dégradation : l’humidité, la chaleur et l’air. Si un de ses éléments est absent, il n’y a pas d’attaques.

Le recours à du bois sec lors de la construction est la première mesure de préservation du bois. En principe on peut utiliser du bois pour toute la construction d’une maison, y compris pour les pièces d’eau. Il faudra porter son attention au taux d’humidité du bois qui varie en fonction de l’utilisation.

En fait, une préservation complète du bois commence dés la conception. C’est en tenant compte des influences climatiques, conjuguées à une exécution soigneuse des détails et du choix approprié des essences (et de leur taux d’humidité), que l’on pourra assurer la pérennité de l’ouvrage.

De multiples ouvrages en bois encore existants attestent de la durabilité de ce matériau :

  • les églises scandinaves et russes (XIIème siècle)
  • les temples japonnais (XIIème siècle)
  • les maisons à colombages (XII et XVIème siècle)

En France, les plus vieilles maisons à ossature bois plateforme datent des années 60. Aux Etats-Unis, certaines sont plus que centenaires. Autres exemples plus atypiques, la cathédrale Notre Dame de Paris (XIVème siècle) et une grande partie de Venise reposent sur des pieux en bois. Bref, si la conception et la fabrication sont de qualité, la longévité de l’ouvrage sera exemplaire, et cela est encore plus vrai pour le bois.

Concernant la façade, l’exposition aux intempéries donne au bois une couleur grise argentée. Cette mince couche grise est dûe à l’alternance des UV (soleil et lune) et de l’humidité. Elle recouvre la substance saine du bois, ce n’est en aucun cas une altération (pourriture) du bois juste une modification esthétique. A terme, cette patine se stabilisera avec le temps et protégera  ainsi votre bardage tout au long de sa durée de vie. Bien entendu, d’autres finitions sont possibles et permettre de varier les plaisirs (bardages pré-peint, lasures, huiles, …), mais elles impliquent un entretien plus réguliers. A noter malgré tout que les bardages pré-peints ont une bonne garantie d’aspect (10 à 15 ans).

Photo : Atlanbois
 Sécurisant

Contrairement à ce que l’on peut penser, le bois se comporte très bien face au feu car il a une combustion lente, prévisible et régulière contrairement à d’autres matériaux. De plus, la couche carbonisée en surface est très isolante et freine donc considérablement la combustion ? Ce phénomène est accentué  par le fait que le bois contienne de l’eau. La vitesse de propagation est d’environ un millimètre par minute en sachant qu’il n’y a pas de déperdition mécanique du bois face à la chaleur.

Qu’un incendie évolue à 500 ou à 1200 °C, le bois reste intact un centimètre seulement sous sa surface carbonisée et la capacité portante de la section résiduelle reste préservée. En comparaison, l’acier perd ses capacités porteuses à 450 °C  et la résistance à la compression du béton se réduit des deux tiers à 650 °C.

Pour conclure, sachez que le bois dépend exactement de la même réglementation incendie que les autres matériaux.

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Photographe : CNDB
Maître d’oeuvre :
ROLINET Marc
Rapide

La construction bois fait partie de ce que l’on appelle la filière sèche (comme la construction métallique), ainsi la préfabrication en atelier lui permet d’être à la fois précise, rapide et indépendante des intempéries. La dimension des éléments de construction n’étant limitée que par le gabarit routier.

Le degré de préfabrication peut être extrême jusqu’à obtenir des modules tridimensionnelles intégrant l’isolation, les menuiseries, les revêtements intérieurs/extérieurs, les câbles électriques, …

La seule attention sera portée sur la capacité des autres corps de métiers à pouvoir intervenir et s’organiser (coordination) sur un chantier bois (exemple : exigence vis-à-vis de la planéité de la dalle béton), ainsi toute planification complète requiert des discussions ouvertes ainsi qu’une participation rapide et efficace de tous les partenaires.

 Photo : Atlanbois