Quel bois pour quel usage

 

Les notions clés à connaître

QuelsBoisQuelsUsages1Un bois, des bois …. Vous vous demandez peut être quelle essence choisir pour votre projet ? Il existe de nombreuses essences (chêne, peuplier, châtaignier, pin, douglas,…) mais toutes ont des spécificités particulières. La réponse à cette question va dépendre de l’utilisation que vous lui réservez, en lien avec l’implantation et le type de conception de votre ouvrage.

En effet, mis en œuvre en extérieur, le bois interagit avec son environnement. De la conception à la réalisation d’un projet, plusieurs notions clés doivent être prises en compte pour assurer l’évolution maîtrisée du matériau bois et la pérennité des ouvrages. Certaines de ces notions sont liées à l’ouvrage et d’autres à l’essence utilisée.

 

La notion clé liée à l’ouvrage : la classe d’emploi

La classe d’emploi d’un élément en bois correspond à son niveau d’exposition à l’eau et, donc, au risque de reprise d’humidité.

 

Classe d’emploi 1
classe1

 

Bois à l’intérieur, entièrement protégé des intempéries et non exposé à l’humidification.

(ex : lambris, porte intérieure, parquet).

 

 

 

 

 

 

 

Classe d’emploi 2

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Bois à l’intérieur ou sous abri, protégé des intempéries (en particulier pluie et pluie battante), avec une humidité ambiante occasionnellement élevée

(ex : charpente, ossature, bardage ou menuiserie abrités sous auvent).

 

 

 

 

 

Classe d’emploi 3.1 (ou 3a)

classe 3.1

 

 

Situations dans lesquelles le bois est au-dessus du sol et est exposé aux intempéries mais où l’humidité s’évapore rapidement (quelques jours) et l’eau ne s’accumule pas.

(ex : bardage en climat modéré et en conditions peu exposées et relativement drainantes)

 

 

 

 

Classe d’emploi 3.2 (ou 3b)

classe3.2

 

Situations dans lesquelles le bois est au-dessus du sol, exposé aux intempéries. L’humidité est présente pendant une longue période (quelques semaines). L’eau peut s’accumuler temporairement de manière modérée.

(ex : bardage, élément structurel,… en conditions relativement exposées et moyennement drainantes).

 

 

 

 

 

 

 

Classe d’emploi 4

classe4

 

Situations dans lesquelles le bois est en contact direct avec le sol et/ou l’eau douce, ou hors contact avec stagnation permanente ou presque de l’eau.

(ex : piquets ou poteaux plantés en terre, solivage de terrasse, revêtements de berges)

 

 

Classe d’emploi 5

classe5

 

 

Situations dans lesquelles le bois est immergé ou partiellement immergé dans l’eau salée (milieu marin et eau saumâtre), de manière permanente ou irrégulière.

(ex : pieux, poteaux de pontons ou de passerelles)

 

 

 

 

 

De nombreux paramètres influencent la reprise d’humidité du bois et donc l’affectation de sa classe d’emploi dans l’ouvrage. Ces paramètres sont liés au climat (sec, modéré, humide), à la salubrité de l’ouvrage (drainant, moyen, piégeant) et le dimensionnement des éléments en bois (massivité).

 

La notion clé liée à l’essence: la durabilité

La durabilité naturelle

Dans les normes et la littérature technique, la notion de « durabilité du bois » est, à ce jour, uniquement associée à son intégrité biologique et à la conservation de ses propriétés physiques. Elle ne considère pas la capacité du bois à résister aux fentes, aux déformations, au grisonnement, ne prend pas en compte son évolution chimique, la tenue des finitions, etc.

La durabilité naturelle est une notion normalisée. Elle est définie comme la résistance naturelle d’une essence de bois à chacun des agents dégradants : champignons de pourriture, insectes à larves xylophages, termites… Cette résistance est variable en fonction de l’essence et de la nature des agents.

QuelBoisQuelUsage5

 

La durabilité naturelle est mesurée uniquement sur le duramen et non sur l’aubier. Une essence dite « naturellement durable » ne l’est donc en réalité que partiellement, car son aubier est en général très sensible aux agents biologiques, et de manière inégale vis-à-vis de chaque agent dégradant.

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La tolérance de la présence d’aubier non traité sur les lames de bardage a une incidence différente sur la classe d’emploi :

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La durabilité conférée

Alors que la durabilité naturelle est intrinsèque à chaque essence de bois, la « durabilité conférée » est apportée par un procédé dit « de préservation » ou par une technique alternative. La mise en œuvre de ce procédé (processus + produit) peut avoir pour but, soit de conférer de la durabilité à une essence non durable, soit de renforcer la durabilité naturelle d’une essence.

Les procédés de préservation sont surtout destinés à conférer de la durabilité à l’aubier de certaines essences, naturellement non durables, en utilisant sa capacité d’absorption ou son imprégnabilité. Moins imprégnable, le duramen peut néanmoins bénéficier du produit de préservation, qui crée à sa surface une pellicule de protection supplémentaire.

Actuellement, les seuls procédés pour conférer de la durabilité pris en compte dans les normes sont les procédés par imprégnation de produits de préservation : trempage, badigeonnage, autoclave double-vide et vide-pression. Concernant les techniques alternatives émergentes, il est préférable d’avoir recourt à des procédés sous avis technique ou ayant subit des tests normalisés d’évaluation de leur efficacité.

 

La notion clé liée à l’essence et le type de conception : la longévité

Pour bien choisir une essence, le seul critère de la durabilité, c’est-à-dire la résistance des bois aux champignons et aux insectes, ne suffit pas. Ainsi la notion de longévité permet de mieux cerner le choix de l’essence. Elle est spécifiquement liée à la dégradation du bois par les champignons lignivores. Toutes les essences de bois courantes sont qualifiées selon  quatre valeurs de longévité :

  • N : longévité incertaine et dans tous les cas inférieure à 10 ans (adaptée aux solutions provisoires).
  • L1 : longévité comprise entre 10 et 50 ans dans l’utilisation initialement prévue.
  • L2 : longévité comprise entre 50 et 100 ans dans l’utilisation initialement prévue.
  • L3 : longévité supérieure à 100 ans.

Cette notion a été définie aussi bien pour les bois à l’état naturel que pour les bois à durabilité conférée.

 

Autres notions

On peut également définir, en complément, plusieurs critères de choix classés en 3 familles :

Critères fonctionnels

• Stabilité dimensionnelle

• Dimensions disponibles

• Dureté / densité

• Solidité, résistance mécanique

• Rigidité / souplesse

 

Critères esthétiques

• Aspect initial (choix d’aspect)

• Nodosité / résine

• Variabilité

• Aptitude au vieillissement

• Évolutivité naturelle

• Poches de résine / tanins / acidité

 

Critères liés à la ressource

• Provenance géographique

• Certification

• Disponibilité / coût

Ainsi ces critères peuvent également être évoqués en concertation avec vos interlocuteurs professionnels.

 

Quelle essence de bois choisir?

Le choix d’un bois dépendra donc du type d’ouvrage en fonction des critères évoqués ci-dessus. Ainsi on va pouvoir définir quelles essences peuvent correspondre à cet usage :

Légende du tableau ci-dessous :
o Critère non pertinent et/ou sans influence
✓ Compatible. Veillez toutefois à exclure toute trace d’aubier (possible si aubier différencié)
✓ + Compatible mais les bois doivent être exigés soit sans aubier, soit avec un traitement adapté à la classe d’emploi visée.
✓ + F Compatible mais avec traitement adapté recouvert d’une finition entretenue
✓ + ? Compatibilité probable en cas d’un traitement en autoclave ou THT mais non évaluée dans les textes normatifs actuellement
✓ ++ Compatible si traitement en autoclave sur bois hors aubier

tableau utilisation essence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les professionnels ligériens et français proposent de très nombreux produits qui couvrent l’ensemble des classes d’emploi.

 

Au Bâtiment B, sur l’ile de Nantes, vous pourrez retrouver des échantillons de produits, des informations pour mieux comprendre quel bois est adapté à votre projet.

Si malgré tout vous n’arrivez pas à faire votre choix, n’hésitez pas à vous faire accompagner par des experts : consulter l‘annuaire des professionnels.

 

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